Quel vélo faut-il pour faire du bikepacking ? La réponse la plus simple est probablement la meilleure : celui que vous possédez déjà peut très bien faire l’affaire.
Il n’existe pas un vélo de bikepacking idéal pour tout le monde. Le bon vélo dépend avant tout de l’endroit où vous allez rouler, du type de terrain, de la distance, du poids que vous souhaitez transporter et de la manière dont vous aimez rouler.
Un gravel peut être parfait pour une traversée principalement composée de petites routes et de pistes. Un VTT semi-rigide sera beaucoup plus à l’aise sur des chemins cassants. Un vélo de route peut parfaitement convenir pour un voyage sur l’asphalte. Et un vélo de voyage équipé d’un porte-bagages peut être une excellente machine pour partir plusieurs semaines.
Le plus important n’est donc pas de trouver le vélo de bikepacking, mais de trouver le vélo adapté à votre façon de voyager. Et avant de dépenser plusieurs milliers d’euros dans un nouveau vélo, il y a une question que je conseille toujours de se poser :
Est-ce que mon vélo actuel ne pourrait pas simplement faire le travail ?
Le terrain doit déterminer le choix du vélo
C’est probablement le critère le plus important. Avant de regarder les marques, les groupes ou le matériau du cadre, demandez-vous où vous voulez rouler.
Une traversée sur petites routes et chemins roulants ne demande pas les mêmes caractéristiques qu’un itinéraire VTT comportant des passages techniques. On peut simplifier les choses ainsi :
| Type de parcours | Vélo particulièrement adapté |
|---|---|
| Route et petites routes | Vélo de route, endurance, gravel |
| Route + pistes roulantes | Gravel |
| Gravel cassant et chemins difficiles | Gravel très polyvalent, VTT rigide |
| Chemins et singles techniques | VTT semi-rigide |
| Terrain très technique | VTT tout-suspendu |
| Voyage chargé sur plusieurs semaines | Vélo de voyage, gravel robuste ou VTT selon terrain |
| Parcours très varié | Vélo polyvalent adapté à la surface dominante |
Ce tableau n’est évidemment pas une règle. Un VTT peut rouler sur la route. Un gravel peut passer sur des chemins difficiles. Un vélo de voyage peut emprunter des pistes. Et certains cyclistes utilisent exactement le même vélo pour leurs trajets quotidiens, leurs sorties du dimanche et leurs voyages. C’est justement cette polyvalence qui rend le choix intéressant.
Peut-on faire du bikepacking avec n’importe quel vélo ?
Presque. Le bikepacking n’impose pas forcément un cadre spécifique ni une multitude de points de fixation. Une grande partie des sacoches se fixe avec des sangles directement sur le vélo. Cela permet d’équiper des vélos qui n’ont pas été conçus spécifiquement pour le voyage. Il faut néanmoins vérifier quelques éléments avant de partir :
- la capacité du vélo à recevoir les pneus adaptés au terrain ;
- la solidité et l’état des roues ;
- le développement disponible ;
- la qualité du freinage ;
- les points de fixation disponibles si vous utilisez des racks ou porte-bidons supplémentaires ;
- la place disponible pour les sacoches ;
- et surtout la position de conduite.
Un vélo qui fonctionne très bien pour une sortie de deux heures peut devenir beaucoup moins agréable après huit heures avec des sacoches. C’est donc la durée d’utilisation qui révèle souvent les véritables qualités ou défauts d’un vélo de bikepacking.

Le gravel : le choix polyvalent
Le gravel est devenu une des bases les plus populaires pour le bikepacking. Ce n’est pas surprenant. Il permet généralement de rouler efficacement sur route tout en acceptant des chemins et des pistes que l’on éviterait avec un vélo de route classique. Mais tous les gravels ne sont pas des vélos de voyage.
Certains sont conçus pour aller vite sur des pistes relativement roulantes. D’autres privilégient le confort, les pneus larges et les longues journées en selle.
Les modèles les plus orientés aventure disposent aujourd’hui de dégagements de pneus nettement plus importants qu’il y a quelques années. L’évolution du marché va également vers des développements plus faciles et des géométries plus stables pour les terrains dégradés.
Ce que j’apprécie sur un gravel de bikepacking
- position relativement efficace sur route ;
- possibilité de monter des pneus assez larges ;
- poids souvent raisonnable ;
- nombreuses possibilités de montage de sacoches ;
- comportement polyvalent ;
- efficacité sur les longues distances.
Mais attention
Un gravel typé compétition n’est pas nécessairement le meilleur choix pour voyager. Une position très basse, des pneus étroits, un développement orienté performance et un dégagement limité peuvent devenir pénalisants dès que le vélo est chargé et que le terrain se dégrade. Pour du bikepacking, je préfère généralement un vélo qui accepte un peu de confort et de marge plutôt qu’un vélo optimisé uniquement pour gagner quelques secondes.
Vélos Gravel
À mon avis, les vélos de gravel sont un mélange entre le vélo de route et le VTT. Ils sont parfaits, et pas seulement pour rouler sur le gravier. Ils sont rapides et robustes, et permettent de monter des porte-bagages pour transporter des charges. Vous pouvez aussi simplement y attacher des sacoches de bikepacking.
Le Monster Gravel : quand le gravel ne suffit plus
Entre le gravel et le VTT, il existe une famille de vélos difficile à faire entrer dans une case : le Monster Cross, parfois aussi appelé Monster Gravel.
L’idée est de conserver un cintre drop-bar et une position adaptée aux longues distances, mais utiliser une plateforme capable d’accepter des pneus beaucoup plus larges qu’un gravel classique. Certains modèles sont même directement inspirés du VTT semi-rigide, avec des roues de 29 pouces, des transmissions VTT et, sur certains vélos, une suspension avant.
Le concept de Monster Cross est plus ancien que le terme « Monster Gravel ». Il désignait à l’origine des vélos situés entre le cyclocross et le VTT, capables de rouler efficacement sur route et gravel tout en s’aventurant sur des sentiers plus techniques.
Pour le bikepacking, cette philosophie peut être particulièrement intéressante. Avec des pneus de 2 pouces ou davantage, on gagne en confort, en adhérence et en contrôle lorsque le terrain devient cassant. On peut alors envisager des itinéraires où un gravel traditionnel commence à montrer ses limites, sans pour autant passer à un VTT classique.
En contrepartie, il faut accepter un vélo généralement plus lourd et moins efficace sur l’asphalte. Ce n’est donc pas « mieux » qu’un gravel : c’est un choix différent, particulièrement intéressant si vos itinéraires mélangent longues portions roulantes, pistes défoncées et sentiers. C’est finalement une bonne illustration de ce que je considère comme le plus important lorsqu’on choisit un vélo de bikepacking : ne pas choisir une catégorie parce qu’elle est à la mode, mais en fonction du terrain que l’on veut réellement parcourir.

Le VTT : une excellente base pour le bikepacking
Si votre terrain de prédilection est constitué de chemins, de sentiers et de passages techniques, le VTT devient souvent plus logique qu’un gravel.
Un VTT semi-rigide est notamment une base très intéressante. Il est relativement simple, robuste et permet d’emprunter des terrains qui deviennent rapidement compliqués avec un vélo à cintre route.
Pourquoi choisir un semi-rigide ?
Le semi-rigide offre :
- une fourche suspendue ;
- une bonne motricité ;
- des pneus larges ;
- une mécanique relativement simple ;
- une excellente capacité à rouler sur des terrains difficiles.
Il constitue également une bonne solution pour quelqu’un qui veut conserver un vélo polyvalent capable de servir aussi bien en sortie locale qu’en voyage.
Et le tout-suspendu ?
Un VTT tout-suspendu peut être formidable pour un itinéraire très technique. La suspension apporte du confort, de l’adhérence et du contrôle lorsque le terrain devient difficile. Mais elle ajoute aussi :
- du poids ;
- de la complexité ;
- de l’entretien ;
- et parfois des contraintes pour installer les sacoches.
Pour un itinéraire essentiellement composé de pistes et de chemins roulants, elle n’est donc pas forcément nécessaire. En revanche, si votre idée du bikepacking consiste à traverser des régions par des singles et des sentiers techniques, la question se pose différemment.
Le vélo de route peut-il servir au bikepacking ?
Bien sûr. Si votre voyage est principalement routier, il n’y a aucune raison d’acheter un gravel simplement parce que le mot « bikepacking » est associé au gravel.
Un vélo de route confortable peut parfaitement transporter des sacoches et parcourir plusieurs jours. La vraie limite sera principalement liée :
- au dégagement disponible pour les pneus ;
- aux possibilités de fixation ;
- au confort ;
- au développement ;
- et au terrain prévu.
Si vous restez sur l’asphalte et les petites routes, votre vélo de route peut être une excellente machine de voyage.
Et un VTC ou un vélo de voyage ?
Ils sont souvent injustement oubliés lorsqu’on parle de bikepacking. Pourtant, un VTC ou un vélo de voyage peut être une base extrêmement intéressante. Il sera généralement moins nerveux et moins léger qu’un gravel sportif, mais il peut offrir :
- une position confortable ;
- des pneus adaptés à la randonnée ;
- des points de fixation ;
- une excellente stabilité ;
- une capacité de chargement importante.
Si vous prévoyez un voyage de plusieurs semaines avec beaucoup de matériel, le faible poids absolu du vélo devient parfois moins important que sa robustesse, son confort et sa capacité à transporter la charge.
Le meilleur vélo est parfois celui que vous avez déjà
C’est un point que je veux vraiment conserver comme principe de Bikepacker.fr.
N’achetez pas un nouveau vélo simplement parce que vous voulez essayer le bikepacking.
Prenez celui que vous avez. Montez quelques sacoches. Faites une nuit. Puis deux. Vous découvrirez rapidement les limites de votre configuration. Peut-être que votre vélo sera parfaitement adapté.
Peut-être que vous trouverez qu’il manque quelques centimètres de dégagement pour monter des pneus plus larges.
Peut-être que la transmission est trop dure dans les montées. Peut-être que la position vous fatigue.
Ou peut-être que tout va très bien et que vous n’avez absolument aucune raison d’en changer. Cette approche est d’ailleurs recommandée par plusieurs guides spécialisés : il n’existe pas de vélo universel pour le bikepacking et le vélo déjà disponible est souvent le meilleur point de départ.
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Quels critères regarder avant d’acheter un vélo de bikepacking ?
Si vous devez réellement acheter un vélo, les caractéristiques importantes sont nombreuses. Mais je les regarderais dans cet ordre.
La géométrie et la position
C’est probablement plus important que le poids du cadre. Un vélo destiné aux longues journées doit permettre de rester confortable plusieurs heures. Il faut donc regarder :
- le reach ;
- le stack ;
- la longueur du tube supérieur ;
- la hauteur du poste de pilotage ;
- l’empattement ;
- l’angle de direction ;
- et la possibilité d’ajuster la position.
Un vélo magnifique sur une fiche technique ne vaut pas grand-chose si vous avez mal aux mains, au dos ou à la nuque au bout de quatre heures. Pour du bikepacking, le confort sur la durée doit passer avant quelques centaines de grammes gagnées sur la balance.
Le dégagement pour les pneus
C’est l’une des caractéristiques que je regarderais en priorité. Un vélo qui accepte uniquement des pneus étroits sera beaucoup moins polyvalent. Des pneus plus larges permettent généralement :
- davantage de confort ;
- plus d’adhérence ;
- une meilleure capacité à absorber les irrégularités ;
- et davantage de contrôle lorsque le terrain devient mauvais.
Mais il ne faut pas choisir la largeur maximale simplement parce qu’elle est disponible. Un pneu de 50 ou 55 mm n’a aucun intérêt si vous roulez presque exclusivement sur route. L’objectif est de disposer d’une marge adaptée à votre terrain.
Le développement
C’est un élément particulièrement important avec un vélo chargé. Une transmission parfaite pour rouler rapidement seul peut devenir pénible lorsque vous ajoutez :
- 8 kg de bagages ;
- 10 kg ;
- ou davantage.
Il faut donc regarder le rapport entre le plus petit développement et le poids total du système. En montagne, je préfère largement avoir un petit rapport suffisamment facile plutôt que de devoir pousser le vélo dans chaque montée. Les gravel modernes tendent d’ailleurs vers des rapports de plus en plus adaptés aux terrains accidentés et au voyage chargé.
Les freins
Avec des bagages, le vélo est plus lourd. Dans une longue descente, cela augmente les contraintes sur le freinage. Les freins à disque hydrauliques sont aujourd’hui courants sur les vélos adaptés au voyage et offrent généralement une excellente puissance et une bonne modulation. Mais là encore, le matériel n’est qu’une partie du problème. Des plaquettes en bon état, des disques adaptés et un freinage correctement entretenu sont au moins aussi importants.
Les roues
Les roues sont particulièrement sollicitées sur un vélo chargé. Je privilégierais une paire de roues :
- solide ;
- facilement entretenue ;
- adaptée au poids total ;
- avec une largeur de jante cohérente avec les pneus utilisés.
Il est inutile de gagner 150 grammes sur les roues si cela se fait au détriment de la fiabilité. Pour un voyage, une roue solide qui reste facilement réparable a souvent beaucoup plus de valeur qu’une roue ultralégère.
Les points de fixation
Ils ne sont pas indispensables pour faire du bikepacking. Mais ils peuvent être très pratiques. Ils permettent notamment de fixer :
- porte-bidons supplémentaires ;
- cages de fourche ;
- porte-bagages ;
- garde-boue ;
- certains systèmes de chargement.
Si vous envisagez des voyages très différents les uns des autres, ces possibilités peuvent augmenter considérablement la polyvalence du vélo.
Le poids
Le poids compte. Mais je le placerais volontairement assez loin dans la liste. Un vélo de 9 kg très inconfortable n’est pas forcément un meilleur vélo de voyage qu’un vélo de 11 kg confortable et fiable. Une fois ajouté :
- le cycliste ;
- l’eau ;
- la nourriture ;
- les sacoches ;
- le matériel de bivouac ;
la différence entre deux vélos devient parfois beaucoup moins importante que ce que laisse croire la fiche technique.
Cinelli Hobootleg Geo
- Cadre: Acier
- Shimano CUES, 1x11v
- Roues: WTB ST i20 TCS 2.0
- Pneus: WTB Ranger, 29 x 2,25″
- Freins: Shimano BR-RS405, Hydr.
Bombtrack Hook
- Cadre: acier
- SRAM Apex Eagle, 1x12v
- Roues: Seido Sinus I25
- Pneus: Wtb Ranger 27,5×2,0
- Freins: SRAM Apex Flat Mount
Kona Sutra LTD
- Cadre: Acier
- Transmission: Sram Rival 1, 1x11v
- Cassette: Sram PG-1130, 11-42
- Freins: SRAM Rival 1, Hydr. Disc
- Pneus: Maxxis Rekon, 29 x 2.25″
- Roues: WTB KOM Team I27 TCS 2.0
Mono ou double plateau ?
Il n’existe pas non plus de réponse universelle. Le mono-plateau a l’avantage de la simplicité :
- moins de pièces ;
- fonctionnement intuitif ;
- entretien simplifié ;
- absence de dérailleur avant.
Mais un double plateau permet souvent d’obtenir une plage de rapports très large avec des écarts plus faibles entre les vitesses. Pour un voyage longue distance, le choix dépend donc beaucoup du terrain et de vos préférences. Et surtout, je ne remplacerais pas une transmission qui fonctionne parfaitement simplement parce qu’une autre configuration est à la mode.
Quel cintre pour le bikepacking ?
C’est un élément souvent sous-estimé. Un cintre route ou gravel offre plusieurs positions de mains, ce qui peut être très appréciable lors des longues journées. Un cintre plat offre de son côté :
- un contrôle direct ;
- une largeur importante ;
- une excellente maîtrise du vélo sur terrain difficile ;
- une grande facilité pour installer certains accessoires.
Le meilleur choix dépend encore une fois du terrain et de votre position. Pour plusieurs heures ou plusieurs jours, je donne personnellement beaucoup d’importance aux points de contact : selle, poignées ou ruban de cintre, pédales et position générale. C’est souvent là que se joue le confort réel.
Acier, aluminium, carbone ou titane ?
Le matériau du cadre peut avoir son importance, mais je ne choisirais pas un vélo uniquement sur ce critère.
Acier
L’acier reste très apprécié pour le voyage. Il offre généralement une bonne durabilité et peut être intéressant pour les voyageurs qui privilégient la simplicité et la réparabilité. Mais « acier » ne signifie pas automatiquement « meilleur vélo de voyage ». La qualité de conception du cadre reste primordiale.
Aluminium
L’aluminium permet souvent d’obtenir des vélos relativement légers à un prix raisonnable. On trouve aujourd’hui de très bonnes bases en aluminium pour le bikepacking. Il n’y a aucune raison de l’écarter pour un voyage.
Carbone
Le carbone permet de construire des vélos légers et performants. Il peut parfaitement convenir au bikepacking. Il faut simplement respecter les recommandations du fabricant concernant les charges, les porte-bagages et les points de fixation.
Titane
Le titane est particulièrement séduisant pour quelqu’un qui cherche un vélo durable et polyvalent sur le très long terme. Mais son prix le réserve généralement à un public pour lequel cet investissement a du sens. Le matériau ne doit donc jamais être le premier critère de choix.
Faut-il une suspension pour faire du bikepacking ?
Pas forcément. Sur route, gravel roulant et pistes peu dégradées, une fourche rigide peut être parfaitement adaptée.
Sur des chemins plus cassants, une suspension avant peut apporter beaucoup de confort et de contrôle. Et sur un parcours très technique, un tout-suspendu peut devenir pertinent.
Quel vélo choisir selon son type de voyage ?
Si je devais simplifier le choix :
Vous roulez principalement sur route
Un vélo de route confortable ou un gravel rapide peut être parfaitement adapté.
Vous mélangez route et pistes
Le gravel est probablement l’un des choix les plus polyvalents.
Vous roulez majoritairement sur des pistes et chemins
Un gravel robuste ou un VTT rigide peut être plus intéressant.
Vous aimez les singles et le terrain technique
Le VTT devient naturellement le choix logique.
Vous partez plusieurs semaines avec beaucoup de matériel
Regardez davantage la robustesse, le confort, les développements et la capacité de chargement que le poids du vélo.
Vous ne savez pas encore
Prenez votre vélo actuel et partez une nuit. C’est probablement le meilleur test possible.
Le vélo idéal pour le bikepacking n’existe pas
C’est finalement la conclusion à laquelle je reviens toujours. Un vélo parfait pour un itinéraire peut être médiocre sur un autre.
Un gravel léger sera formidable sur une piste roulante et beaucoup moins intéressant dans un pierrier.
Un VTT sera exceptionnel sur un single et pénible sur 100 kilomètres d’asphalte.
Un vélo de voyage chargé sera confortable pendant trois semaines mais inutilement lourd pour une micro-aventure d’une nuit.
Il n’y a donc pas de meilleur vélo de bikepacking.
Il y a le vélo qui correspond à :
votre terrain + votre distance + votre chargement + votre position + votre façon de rouler.
Et c’est exactement pour cela que je déconseille de choisir un vélo uniquement en regardant son poids ou sa fiche technique. Un bon vélo de bikepacking doit surtout vous donner envie de repartir demain.
Avant d’acheter : la checklist
Si vous envisagez l’achat d’un vélo spécifiquement pour le bikepacking, voici les questions que je me poserais :
- Quel sera mon terrain principal ?
- Quelle largeur de pneus me faut-il réellement ?
- Est-ce que je peux utiliser le vélo plusieurs heures sans douleur ?
- Quel est le plus petit rapport disponible ?
- Les roues sont-elles adaptées à mon poids et à la charge ?
- Puis-je monter les sacoches dont j’ai besoin ?
- Y a-t-il suffisamment de points de fixation ?
- Puis-je installer des garde-boue ?
- Puis-je ajouter un porte-bagages si mes besoins évoluent ?
- Quelle est la capacité maximale de pneus ?
- Le vélo reste-t-il agréable sans bagages ?
- Est-il facilement réparable ?
- Les pièces sont-elles faciles à trouver ?
- Est-ce que ce vélo correspond réellement aux parcours que j’ai envie de faire ?
Si vous pouvez répondre à toutes ces questions, vous êtes déjà beaucoup plus proche du bon vélo.
Mon conseil avant d’acheter
Ne choisissez pas votre vélo en fonction du voyage rêvé. Choisissez-le en fonction de la manière dont vous allez réellement l’utiliser.
C’est une nuance importante.
Si vous faites neuf sorties sur dix sur des chemins roulants près de chez vous et un grand voyage chaque été, il peut être plus pertinent d’avoir un vélo polyvalent et agréable au quotidien qu’une machine conçue exclusivement pour l’expédition.
Et si vous possédez déjà un VTT, un gravel ou même un vieux vélo qui peut être correctement équipé, commencez avec lui.
Votre première aventure vous apprendra probablement davantage sur le vélo qu’une semaine passée à comparer des fiches techniques. Le vélo parfait pour le bikepacking n’est pas celui qui possède la meilleure fiche technique. C’est celui qui correspond au terrain sur lequel vous avez envie de partir.




